Conseils pratiques pour faire des croquis rapides par Grafpit

Croquis rapides, à l’extérieur

Faire des croquis sur le vif, ce n’est pas évident, surtout si l’on est à l’extérieur, en proie au regard des autres et parfois pas très bien installé. Le manque de confiance en soi, surtout si vous débutez, peut freiner votre élan, votre initiative. N’écoutez surtout pas ces mauvaises pensées. Croquer sur le vif aiguise votre sens de l’observation, votre mémoire, la rapidité de votre geste, et vous oblige à aller à l’essentiel, quand l’environnement extérieur est complexe, multiple et quand les personnes ou les animaux bougent sans attendre que vous ayez terminé. Oubliez l’idée de perfection : elle vous fait hésiter, reprendre votre trait inutilement. Un croquis rapide donne des indications, une ambiance générale, une attitude. Ce qui compte : la témérité du geste, sa spontanéité. C’est ce type de travail qui favorisera l’élaboration d’un trait personnel. Alors comment s’y prendre ?… Ce n’est pas moi qui vais vous conseiller cette fois, mais j’en laisse le soin à un dessinateur que j’ai découvert sur internet : Grafpit du site apprendre-a-dessiner.org.

Le parcours de Grafpit : la réussite d’un dessinateur autodidacte

J’ai découvert récemment le blog de ce  jeune dessinateur autodidacte, Grafpit. J’ai écouté quelques unes de ses nombreuses vidéos. Son parcours est étonnant. Ce qu’il en ressort, c’est qu’il n’y a pas forcément besoin de suivre un cursus scolaire pour devenir un bon dessinateur. Heureusement ! Il en est la preuve vivante. C’est son acharnement allié à sa passion qui ont fait de lui un dessinateur talentueux, capable aujourd’hui deGrafpit partager pour vous ses conseils et ses astuces. D’après une vidéo que j’ai regardée dans laquelle il se présente, Grafpit a commencé par faire des études de kinésithérapeute. Mais il a changé de voie à 25 ans. Il s’est formé au design, à la digital painting. Puis pendant trois ans il s’est adonné à la photo. Tous les jours, il sortait avec son appareil et prenait des clichés. Ensuite, il a abordé le dessin sérieusement. Durant toute une année, il dessinait de 10 à 14 heures par jour. Et c’est de cette manière qu’il a progressé.en dessinant  comme un forcené.

Témoignage de Grafpit : vos 2 alliés : passion et persévérance

Il n’y a donc pas de mystère : la persévérance et la passion faisant très bon ménage, Grafpit a su développer son style de dessin, très graphique, propre à l’illustration et à la bande dessinée. Aujourd’hui, il est susceptible de partager les fruits de son expérience pour vous en toute simplicité. Sa stratégie ? Etre » monotâche ». C’est à dire se concentrer à fond sur un sujet, sans se disperser. Organiser son temps autour de sa passion et non s’adonner à sa passion quand on en a le temps. C’est absolument fondamental de construire les choses de cette manière. Ecouter le parcours de ce jeune dessinateur m’a conforté dans mes convictions et dans les conseils que je donne régulièrement : pour progresser, il faut s’entraîner.

Mon expérience personnelle

GrafpitPersonnellement, je fais très peu de croquis en extérieur. Précisément pour la raison qu’évoque Grafpit. Je me sens mal à l’aise sous le regard des autres quand je suis entrain de dessiner. Je perds mes moyens et je dessine « comme un pied ». J’ai le trac en quelque sorte. Et j’avoue que là, j’ai fui plutôt qu’essayer de surmonter cette difficulté. Ne faites pas comme moi. Je suis plus âgée que Grafpit et j’ai commencé à dessiner sans la possibilité de mettre un casque sur mes oreilles pour m’isoler de l’extérieur et me concentrer sur mes croquis, car cela n’existait pas et je n’ai pas eu ce réflexe. J’ai dessiné avec acharnement mais chez moi, seule devant ma feuille de dessin. Pour me créer un book à peu près convenable, cela m’a pris un an. Ensuite, j’ai démarché les organismes de presse et d’édition qui m’ont donné du travail, c’est à dire des illustrations à faire, et j’ai continué de travailler à la fois sur commande et pour moi-même, dans le but de m’améliorer et de renouveler mon outil de travail, c’est à dire mon book. Je me suis améliorée en dessinant d’imagination et en m’aidant de photos, de documents quand je restais en panne devant un élément que je ne savais pas dessiner. C’est une autre expérience que celle de Grafpit, mais le point commun reste l’acharnement à dessiner tout le temps ou le plus souvent possible. Je ne m’attarde pas plus, puisque cet article a pour but de vous aider à aborder le croquis rapide en extérieur avec Grafpit.

Conseils avisés et astuces pour réaliser des croquis rapides

Dans la vidéo qui suit, je vous laisse découvrir les conseils de Grafpit qui vous montre comment s’y prendre pour exécuter des croquis rapides, en situation extérieure. Le croquis d’extérieur exerce vraiment votre mémoire, c’est ce qu’il démontre dans sa vidéo. Quelques images sur la ville dans laquelle il se trouve et une démonstration en direct de sa façon de procéder puisqu’il se filme tout en dessinant. La vidéo dure plus de 20 minutes. Grafpit dessine dans les parcs mais aussi dans les cafés, dans les trains, essayant de capter les attitudes des flâneurs, des gens qui lisent, de préférence les personnes concentrées sur une activité dans laquelle elles restent susceptibles de moins bouger. Vous y découvrirez :

  • Des outils de travail très pratiques pour le croquis en extérieur
  • Des conseils pour dépasser la peur du regard de l’autre
  • Comment construire rapidement votre crayonné
  • Comment débuter si vous n’avez jamais fait de croquis rapides auparavant
  • Comment le croquis rapide fait travailler à la fois votre esprit d’observation, votre mémoire et vous permet d’accéder après beaucoup d’entraînement bien sur au dessin d’imagination.

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