••• Salle 3 •••

Le courant réaliste

Goya : La Maya nue 1797
Manet : L’Olympia 1863

Bien que ces nus féminins s’offrent au regard allongés sur un lit aux draps défaits et sur fond de tentures comme la Vénus d’Urbin du Titien (4), plus question ici de déesses, même si le nu de Courbet (11) prend toujours la pose des Danaé peintes par Titien. Notez :

  • Les proportions du corps ne correspondent plus aux canons de l’Antique
  • Ce sont celles de vraies femmes et non de sculptures
  • Goya ne masque pas le sexe de la femme qu’il peint.
  • Pas d’inclinaison de tête chez la Maya de Goya (9) ou l’Olympia de Manet (10) , mais un regard franc directement orienté vers le spectateur.
  • L’attitude lascive et complètement offerte de la jeune femme chez Courbet (11).
  • Le traitement brut, sans ombre, sans velouté de la chair blanchâtre de l’olympia de Manet (10).
  • Ces femmes sont représentées pour elles-mêmes et non plus sous couvert d’allégories, de mythes ou de symboles
Courbet : femme nue et dormant